Lancement de Marque page : un livre, une page

Lancement dans quelques jours de Marque page : un livre, une page ; le site du livre audio et vidéo. Une publication booktube originale destinée à vous faire découvrir de nouvelles oeuvres dans un format court.

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Cinq bonnes raisons d’acheter une liseuse

Je vois souvent sur les forums, les groupes Facebook, des lecteurs qui s’interrogent sur l’opportunité d’acheter une liseuse. Voici cinq bonnes raisons de succomber à la tentation Kindle, Kobo et consorts …

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Pourquoi acheter une liseuse ?

* Cela fait gagner de la place
Dans une démarche minimaliste, l’intérêt est de ne pas s’encombrer d’objets dont on ne se resservira pas. Exit donc les bons vieux livres papier qui prennent de la place et attirent la poussière. Toute une bibliothèque dans un petit objet !

* C’est pratique dans les bagages ou au quotidien
Imaginez que vous puissiez transporter le dernier pavé de 500 pages sans alourdir vos bagages ou votre sac et partir avec votre bibliothèque en poche. Une liseuse ne prend pas de place, est légère et peut en moyenne contenir 3000 livres (je ne me sépare jamais de ma Kindle Oasis – voir ma vidéo).

* On peut lire le soir sans gêner son voisin ou sa voisine
Depuis quelques années, les modèles les plus en vogue comme la « >Kindle Paperwhite sont équipés du rétro-éclairage. Une douce lumière qui vient de l’intérieur sans agresser les yeux (rien à voir avec la lumière bleue des tablettes sur lesquelles on peut aussi lire des ebooks)

* Le catalogue est vaste
A moins que vous ne cherchiez un livre hyperspécialisé ou tiré à très peu d’exemplaires, le catalogue des ebooks est maintenant vaste. Les majors de la distribution, en particulier Amazon, vous permettent même de découvrir des auteurs auto-édités que vous n’auriez peut-être pas connus sans cela.
Et puis vous pouvez aussi perfectionner votre anglais, ce qui n’est pas négligeable à l’heure actuelle. Les liseuses renferment très souvent un dictionnaire intégré.

* C’est économique
Bon d’accord, là on peut discuter. Les dernières parutions sont en moyenne 20% moins chères en version numérique ce qui, dans certains cas, donne un prix final non négligeable. Mais en cherchant bien sur les grands sites et en se tournant vers les petites maisons d’édition, on peut assouvir ses pulsions de lecture à un coût tout à fait raisonnable. Et n’oublions pas les livres tombés dans le domaine public qui sont … gratuits ! N’est-ce pas merveilleux ?

Pour un comparatif des liseuses, je vous renvoie vers cet article d’Aldus.

Alors prêts à tenter l’aventure de la lecture sur liseuse ?

Litteratura change (un peu) … Nouvelle ligne éditoriale (enfin presque)

Vous l’aurez sans doute remarqué, le slogan de Litteratura blog a changé : il passe de « littérature, arts, web, le temps qui passe … et Marseille » a une formulation plus courte (enfin presque) qui reflète mieux mes nouveaux centres d’intérêt.

Litteratura devient le blog de la slow life, du minimalisme et bien entendu de la littérature (impossible d’oublier une passion première !). Mais je vous réserve quelques surprises pour les chroniques de livres (ceux qui veulent me faire découvrir leurs ouvrages, je pense aux auteurs indépendants, sont toujours les bienvenus sachant que je ne lis pas de dystopies – ou rarement- ou de romance).

Pourquoi cette inflexion de la ligne éditoriale d’un blog qui sous diverses formes a déjà dix ans ? Chacun change et je n’échappe pas à ce changement. Des événements personnels m’ont amenée à regarder ma vie sous un autre angle et c’est cet angle que je veux mettre en valeur, les lectures qui vont avec, les découvertes.

A très bientôt pour un premier article sur la slow life !

Aux petits mots les grands remèdes

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Un ouvrage de Michaël Uras aux éditions Préludes

Alexandre, dit Alex, exerce un métier peu commun : un peu magicien du livre, il est bibliothérapeute. Il soigne les maux par les mots. L’ouvrage entraîne le lecteur dans la thérapie de trois personnages aux profils divers : un adolescent hors normes, un vendeur de montres homophobe, une star du football. Entre doutes, rebellions, remises en cause, les patients progressent au rythme des livres prescrits par Alex.
En effet Alex étudie chaque cas pour proposer la révélation littéraire la plus adéquate. Mais Alex doit aussi s’occuper de sa propre vie et de ses relations tumultueuses avec Mélanie. Des histoires compliquées où la littérature est toujours présente.
Très prenant, cet ouvrage entraîne son lecteur dans une très belle promenade littéraire à la fois érudite et sympathique. En prescrivant des lectures sous le couvert d’Alex, l’auteur donne envie à son lecteur de relire des classiques ou de faire de nouvelles découvertes. Le style est clair et rend l’ouvrage agréable à lire. Erudit sans être pédant, on se plaît à suivre les traces du bibliothérapeute dont on aimerait bien être le patient.

Merci à NetGalley France et aux éditions Préludes pour la découverte de ce beau livre

Test High Test : Chargeur magnétique Choetech pour Apple watch

Nouvelle Kindle Oasis : déballage et prise en main

La nouvelle Kindle Oasis est sortie le 27 avril 2016. Je vous propose de la découvrir. Parmi les grandes nouveautés : un étui chargeur fourni avec la liseuse et une autonomie accrue. Un produit très léger aussi.

L’instant critique : « Saisons de papier » de Jean-Paul Enthoven

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« Quelques années plus tard, j’étais devenu ce que l’on appelle officiellement un « critique littéraire » – c’est-à-dire une espèce hybride, préposée au supplément d’âme requis par les entreprises de presse, et dont les membres ne sont ni vraiment des écrivains, ni vraiment des journalistes »

Dans ce recueil de critiques littéraires qui s’étalent sur plusieurs décennies, Jean-Paul Enthoven nous livre avec justesse, parfois agacement mais toujours avec brio sa vision de la littérature des XXème et XXIème siècles. L’ouvrage est découpé en huit parties, qui vont de « Dandysmes » à « Idées, idéologies », et qui regroupent des chroniques autour d’un même thème.

Jean-Paul Enthoven est un observateur parfois impitoyable, parfois amoureux des écrivains. Christine Angot n’échappe pas à sa plume acerbe dans un texte intitulé « l’égo d’Angot » : « Ainsi l’affaire Angot est sans issue. Et tout lecteur prend le risque d’être fusillé, soit par une salve de mépris, soit par une rafale d’analyse sauvage. C’est dire que la Angot est beaucoup plus qu’un écrivain : c’est un peloton d’exécution ».

L’écrivain se promène dans la littérature de son époque, en explore la petite histoire (c’est ainsi que l’on retrouve un Roland Barthes tourmenté par la problématique du corps, une Françoise Sagan pressée de vivre et d’écrire). Des écrivains, généralement considérés comme mineurs ou oubliés sont aussi convoqués : Maurice Sachs, Constant …

Jean-Paul Enthoven, avec ses partis pris, ses choix littéraires, ne se pose pas en érudit (même s’il l’est) mais en passeur culturel. Le lecteur appréciera ou non cette position critique subjective mais qui fait renaître un pan entier de la littérature. De très beaux entretiens avec des écrivains (on appréciera particulièrement celui avec Borges) donnent vie à la littérature.

Un livre qui donne envie de lire ou relire les auteurs d’un tableau de la littérature qui se constitue au fil des pages.

(Merci aux éditions Grasset et à NetGalley France qui m’ont permis de lire ce bel ouvrage)

Sur les traces de Jean Cocteau : Santo Sospir la villa tatouée

Je vous propose une balade poétique dans l’univers de Jean Cocteau à travers la visite de la villa Santo Sospir (Saint-Jean Cap Ferrat) qu’il tatoua en 1950.

Une nouvelle policière : « Les têtes coupées » de Lucille Cottin

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Incipit : « Nous approchions de la fin du mois de décembre. Les rues de Londres étaient envahies de brouillard et de lumières de Noël. C’était l’effervescence. Autour de moi s’affairaient bon nombre de bourgeois, sillonnant les rues à la recherche de leurs derniers cadeaux. Moi, j’errai, amusé. »

Lorsque j’ai commencé à lire Les têtes coupées de Lucille Cottin (mon auteur fétiche aux éditions l’Arlésienne), j’ai tout de suite pensé à ces « monstres » qu’exposaient dans des bocaux remplis de formol les vieux museum d’histoire naturelle. Vision glaçante et sidérante comme elle l’est pour Freddy Stratton lorsqu’il découvre une tête coupée dans un bocal chez un commerçant de sa connaissance.

Le banquier-détective mène l’enquête et met à jour une mystérieuse société secrète qui s’organise autour d’ une série de têtes coupées. Impossible d’en dire plus pour ménager le suspens qu’instille Lucille Cottin au fil des pages. Grâce une écriture fluide et limpide, un art maîtrisée de la nouvelle, l’auteur prouve une nouvelle fois qu’il faut compter avec elle dans ce genre un peu méconnu en France.

Lettre ouverte : Amis écrivains, et si vos lecteurs vous parlaient un peu d’argent ?

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Je ne fais pas partie de ces lecteurs « romantiques » qu’évoque Camille Laurens dans sa profession de foi parue le 25 mars 2016 dans Libération. Je ne méconnais pas la chaîne du livre et sais bien que les écrivains ne vivent pas de l’air du temps et ont souvent un autre métier.

Mais la lectrice compulsive que je suis, tout en estimant qu’il faut rémunérer votre travail, est aussi confrontée à son banquier. Soyons honnêtes : près de 20 euros en version brochée et environ 14 euros en numérique pour une nouveauté, c’est cher !

Comme je rechigne à aller en bibliothèque (j’y ai passé des heures et des heures durant mes universitaires), je déploie des trésors de stratégies pour assouvir ma soif de lecture : attente de la sortie en poche, achat d’occasion (toujours des livres indiqués « comme neuf » sur les différents marketplace, je n’aime pas la maltraitance livresque), échanges d’ebooks sans dmr avec mon entourage, achats auprès de maisons d’éditions pure players ou qui ont choisi un modèle éditorial qui prend en compte la réalité du lectorat et de l’écrivain (je pense à l‘Arlésienne, Publie.net, Numériklivres).

Qu’est-ce que je fais de cet argent économisé ? eh bien je rachète d’autres livres en version papier ou numérique. Et là, c’est un peu le paradoxe de ma démarche : j’économise pour mieux dépenser et je découvre des petites maisons d’édition qui sortent des sentiers battus (récemment le Monstrograph avec la Petite encyclopédie des introvertis de Coline Pierré).

Amis écrivains, vos lecteurs ont leur propre chaîne du livre ; une chaîne dictée par les contingences (le compte en banque) et un facteur plus irrationnel : la passion. Ne nous oubliez pas lors de vos discussions avec vos éditeurs ! L’équilibre est difficile à trouver mais on compte sur vous !